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" La vie ne vaut d'être vécue
Sans Amour,
mais c'est vous qui l'avez voulu,
mon Amour "
Il est fils de Joseph et
Olga Ginzburg -immigrants Juifs de la Russie- ayant fuit la Russie
en 1917 devant la Révolution sanglante. "Je
suis éternellement sursitaire... en sursis continuels, répétés
accumulés... Il dit encore : "...Mon
berceau était si près de mon cercueil que je n'ai point
failli naitre. De son origine Gainsbourg
aimait à dire : "Comme
Einstein, Chaplin, comme Jesus, je suis Juif. Mais Juif d'abord, Russe
ensuite." Ils vivent dans un appartement
situé rue Chaptal à Paris, rue de petite bourgeoisie.
Son père travaillant comme pianiste de "complaisance"
la nuit, retrouve le jour sa passion et ses gammes "classiques".
C'est ainsi que Lucien sera bercé dès sa naissance de
mélodies et compositions classiques... 1938 : Lucien fête ses dix ans et les Ginzburg se pressent afin de tenter de voir la grande Fréhel -chanteuse de music hall de la rue- vivant à deux pas de chez eux "chanteuse avant gardiste de PIAF, une de ses chansons les plus connues se nomme "La Java Bleue"... Le petit Lucien cette année là a alors la chance de l'approcher un jour à la sortie de l'école et de se faire payer par la très renommée chanteuse un diabolo grenadine dans un café ou Celine, Marcel Aymé et le peintre Gen Pol étaient sous l'Occupation de fidèles clients... Fréhel a fini sa vie dans l'alcool et les drogues dans la plus grande indifférence elle chantait l'amour décu, la prostitution, la drogue... Bien plus tard suite au
hasard de cette rencontre, Gainsbourg reprendra les mêmes thèmes
mélancoliques et s'en influencera quant au style et la veine
de la plupart de ses chansons.
Il connait
aussi alors le fameux port obligatoire à cette époque
et qu'il porte fièrement : l'Etoile Jaune... "-Maman,
il faut que ton étoile brille, tu m'entends !, comme une soeur
du ciel !" Malgré
une scolarité sans difficultés, Lucien quittera le collège
sous les reproches incessants que ses professeurs lui adresse sous
le joug de l'occupation peut etre dûent justement à un
physique caricatural au possible de l'interpretation juive...
Gainsbourg encore "
Lucien" s'esquintera à trouver et à acquérir
son propre style en peinture jusqu'en 1960 où il rendra son tablier... et ses pinceaux. "La vie est un hasard contraire aux destinées..." Il dira aussi une phrase
plus amère et empreinte d'une incroyable nostalgie et de ce
qu'il vouait à la peinture...: "Un métier, un art qui
me donnait un équilibre que je ne trouve pas dans la chanson. Figuratif,
cubisme, surréalisme. A la Maturité, j'ai abandonné mes tubes et mes
pinceaux puis détruit toutes mes toiles..."
Les
années qui précèdent 1960 sont pour Gainsbourg
de rudes années et pour se payer ses croissants crème
il apprend le dessin aux enfants et se spécialise dans la
colorisation de photos en noir et blanc destinées à
la présentation des films dans les salles de cinéma.
En fait Lucien commence à composer dès 1954 date cruciale car création de la chanson "Les Amours perdues" - chanson qu'il offrira à Juliette Gréco. 1955 : Il prend le relais de son père en tant que pianiste au Touquet précisemment au "Club de la foret"... 1958 : il trouve une place de pianiste au "Milord l'Arsouille", un cabaret à la mode. Il décide de s'appeler Gainsbourg en honneur-nostalgie au peintre anglais Gainsborough il accompagne Michèle Arnaud, très timide derrière son piano. Un soir se pointe Boris Vian pour lui c'est la révélation le côté dandy et provocateur l'enthousiaste incroyablement ! Il réalise là qu'il a peut être à faire dans la chanson cet art mineur comme il disait... Tout doucement il finit
par percer sous deux camps divisés en opinion à son
encontre : les séduits et les révulsés... Révulsés
bien entendu par son physique dans une époque où l'on
ne misait que sur la beauté. Gainsbourg chante le cynisme,
la misogynie, l'arrogance mais sous son air timide il intrigue les
gens et surtout la gente féminine.
Le producteur Denis Bourgeois réalise qu'il est face à un nouveau style et un nouveau charisme ainsi quelques semaines plus tard Gainsbourg se retrouve en studio pour la naissance de son premier disque "Du chant à la Une !..." critiqué tout zazimut, seul Vian défend son compère et son originalité. Malgré tout une chanson se détache très nettement de cet album "Le poinconneur des lilas" qui sera repris par les Frères Jacques, Jean claude Pascal et Hugues Aufray. 1959 : Vian meurt et il publie en son hommage sa pochette : on voit Gainsbourg en costume, cravate et pistolet : son deuxième vingt-cinq centimètre : "Du
claqueur de doigts, je dirai qu'il sévit devant les juke
box d'ici et d'ailleurs, de l'Amour à la Papa, que cela
ne m'intéresse pas, d'Indifférente, qu'il s'agit
d'un mauvais joueur et d'Adieu créature, d'un tricheur.
Quant à la Nuit d'Octobre je n'en rendrai compte qu'à
Musset et je sais qu'il me pardonnera." Fiasco
complet sur ce disque Gainsbourg a du mal en tant qu'interprête
par contre côté auteur il cartonne. Gréco (chante
Gainsbourg), Clay (Lily taches de rousseur), Pia Colombo
(Défense d'afficher) le chante.
"Quand
les groupes rock francais sont arrivés, je n'étais
pas brillant. C'est France Gall qui m'a sauvé la vie car
j'étais vraiment en perdition en 63-64 avec tous ces jeunes.
Annie aime les sucettes est une grande chanson, osée pour
l'époque. Par la suite, elle l'a reniée. Pauvre petite
France Gall ! Et quand on lui a demandé pourquoi elle ne
la chantait plus, elle a eu un mot superbe... Elle a répondu
que ce n'était plus de son age. 1964 : Sorti de Gainsbourg Percussion dernier plaisir exotico-jazzy préfigurant l'explosion afro-beat des années 70. L'ancien pianiste du Milord l'Arsouille va en effet enterrer les "yéyés" sur leur propre terrain. Durant toutes ces années à la suite des tas de chanteurs se disputeront ces chansons Régine "Les Petits Papiers", Petula Clark "Les Incorruptibles", Michèle Torr, Dalida, Marianne Faithfull, Mireille Darc, Jean Claude Brialy et Anna Karina (dans la comédie musicale Anna) Claude Francois "Hip ! Hip ! Hurrah"
1968 : Il sort un album
de compilations avec Brigitte Bardot sur lequel figure un unique duo "Bonnie and Clyde" créé lors d'un show télévisé
le 31.12.67. 1969 : Année érotique avec Birkin Jane et parution
du fameux disque "Je t'aime moi non plus" Titre que Gainsbourg fera retirer lui meme en décembre (après
les interdictions en Italie, en Suède, en Espagne ou encore
au Brésil) pour le remplacer par "La chanson de Slogan" "Une fois il est venu avec Jane et deux
petites filles en Rolls, accompagnées de la nurse. raconte
la fille du restaurateur du lieu...
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