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Biographie - Les Amours : Bambou |
Bambou "La Der des Ders"
Sex, Drug and Rock'n Roll !
CAROLINE VON PAULUS.
Eurasienne griffée de grains de Beauté.
Baptisée "BAMBOU" par GAINSBOURG...
Elle est née en 1959 à Villeneuve-sur-Lot.
Issu du lit de sa mère avec un légionnaire allemand.
Elle est la sixième enfant.
Son enfance est malheureuse et par désamour de sa mère
elle est placée à la Ddass à l'âge de 6
mois avec ses frères et soeurs...
Placée en famille d'accueil, elle n'a pas plus de chances et
tombe sur des parents adoptifs sévère et lui infligeant
des corrections...La suite n'est pas plus réjouissante....
A 9 ans, elle vole des lames de rasoir pour s’ouvrir les veines, à
13, la mère reprend ses enfants, sans qu’elle ait envie de la rejoindre.
«Je voulais bien mourir, mais pas que ce soit
elle qui me tue, dès qu’elle n’allait pas bien, elle sortait le couteau.»
Plutôt la drogue."
Petits boulots, petits vols et plus d’école, de coma en réveil, de
la cuillère à la louche d’héroïne, «quand les
gens vous réveillent on sort d’un bien-être, c’est horrible. On se
dit là-bas c’est mieux qu’ici».
Sa mémoire est un coffre sans serrure. Rien de précieux à l’intérieur.
Ce qu’elle ne laisse pas voir est simplement trop moche à regarder.
C’est ce fantôme-là, corps drogué, mannequin à ses heures, qui tape
dans l’œil de Serge, un soir, dans une boîte à l’Elysée
Matignon.
Naissance d'une relation
avec Bambou "ex-mannequin"
1980 : Lui, Serge,
mène une vie de nuit noire, Jane Birkin est partie, il traine son
désespoir, mène une vie de noctambule, "alcoolisé
à bloc" et toujours nostalgique de la relation avec
Jane définitivement perdue... C'est à L'elysée
Matignon qu'il la remarque
On glisse à Caroline -bientot Bambou- une demande à l’oreille.
Elle repousse :
«Monsieur Gainsbourg ordonne que j’aille à sa
table. Qu’il aille se faire foutre, ce vieux con.»
Il s’installe:
«Le vieux con il vient à ta table espèce de boudin.»
Ainsi commence la dernière histoire d’amour de Serge Gainsbourg.
Celle de deux paumés. Il pleure le grand amour. Elle ne sait pas
ce que c’est. Elle cherche un protecteur.
«Avant, quand je le voyais
à la télé, je me disais
"il doit être un super papa”.»
Lorsqu’elle lui écrit, elle lui dit «mon petit papa». Lorsqu’elle
lui parle, elle ne le nomme pas :
«Serge ça ne sortait pas, papa non plus».
Nostalgie de l'amour en
soi ...
«Il a
aimé Jane et Bardot, je le respecte, quand on aime c’est pour
la vie.
Moi quand je l’ai rencontré, je mendiais de l’affection.
Alors je ne me suis jamais mise en rivalité.»
La position de Bambou dans le monde du show-bizz est
délicate d'autant plus qu'elle entre dans sa vie après
les plus grandes (BB & Birkin)
et brille moins professionnellement parlant...
Les médias la mette donc en "arrière plan",
cruels mais insouciant de lui renvoyer cette image peu flatteuse...
Bambou réapparaît ce jour néanmoins sous les traits
d’une mère qui parait épanouie. Honorant, dit-elle, une vieille
promesse du père qui avait dit à son fiston qu’il le ferait chanter.
Lulu, enfant d'l'amour,
portrait d'Gainsbourg...
1986 : Ils ont un petit
garçon, l’appellent comme lui, Lucien,
«Lulu II» comme Serge le dit.
Dehors il est Gainsbarre, qui fomente plusieurs
jours à l’avance chacune de ses provocations, elle l’enregistre
lorsqu’il passe à la télé, juste pour lui dire «regarde-toi».
Car avec elle il est Gainsbourg, «délicat,
galant, humain». Il était vain de l’empêcher de boire, «souvent
il était drôle, et puis parfois la limite dépassée, il devenait
horrible. Il finissait par pleurer en disant : “t’inquiète
pas, c’est des larmes de crocodile».
2001 : La mère et le fils reprennent donc
en chanson et en public un air de Gainsbourg "Ne
dis rien". Du bout des lèvres, comme il aimait, ils
célèbrent à leur manière sa mémoire. «Lulu avait
5 ans quand Serge est mort.»
Le fils a grandi, la bouille de son père, teintée d’un sang venu
d’Asie.
Elle, elle a coupé ses cheveux, rangé l’amour avec les souvenirs,
veillé sur les études et les gammes du jeune pianiste, et aussi
géré ses papiers d’héritier. Lorsqu’il a eu l’âge et l’envie de
se plonger dans les biographies de son père, l’enfant n’y a pas
trouvé sa mère. En tout cas, pas comme il l’aurait voulu.
«Il est venu me voir en me disant: “Papa il n’a aimé que Jane, c’est
marqué partout.»
Elle a ressorti pour lui les coupures de presse où Gainsbourg célébrait
la naissance de son fils. Elle les avait conservées, guidée par
un pressentiment: elle ne voulait pas qu’il fît du hit-parade des
femmes de Gainsbourg celui de ses enfants.
«Je lui ai dit qu’il l’aimait, et que j’avais
moi aussi eu ma place.»
Bloomy Sunday...
"Je crèverai
un Sunday où j'aurai trop souffert, alors tu reviendras....
mais je serais parti...
Des cierges bruleront comme un ardent espoir !
Et pour toi, sans efforts, mes yeux seront ouverts....
N'aies pas peur "mon amour" s'ils ne peuvent te voir....
Ils te diront que je t'aimais..... plus que ma vie....
Dernier Album de S.G. 1987 "You're
under Arrest"
Quand la fin s’est rapprochée, il l’a installée
à deux pas avec leur fils, il est resté seul avec sa compagne de
jeu, la mort, entre ses murs peints en noir. C’est elle qui a donné
l’alerte le 02 Mars 1991, alors qu’il ne répondait
plus.
Elle n'a pas les clés de la maison de la rue de Verneuil, Serge
composait seul, elle est ailleurs avec Lucien. Vers 22 heures, inquiète,
elle frappe à la porte, personne ne répond.
Le Samu arrive, déjà les photographes, les cameramen affluent, certains
passant par le jardin, via le Dom Camillo, cabaret voisin.
Ce samedi glauque, et le dimanche, une foule de fervents
enduit les murs de graffitis romantiques. Dedans, on dit les prières
juives, dehors on couvre les trottoirs de fleurs.
Le jour de l'enterrement, face au cimetière du Montparnasse, des
affiches de Vive la vie, de Bertrand Blier,
s'étalent. Isabelle Adjani, Françoise Hardy,
Jane Birkin, sont là auprès d'elle.
Elle vit aujourd’hui dans le XIIIe arrondissement,
regarde souvent par terre lorsqu’elle y marche, parce qu’elle sait
que sa mère n’habite pas loin. Lulu a commencé à grandir, et comme
elle le dit si bien "je sais qu’il ne m’appartient
pas. Il partira un jour, il fera sa vie».
Refera-t-elle la sienne?
«Faudrait encore que je trouve quelqu’un. Je
suis bien seule, mais je sais que l’on se complaît dans une certaine
solitude. J’en ai pris conscience. Il y a deux ans, je n’aurais
pas parlé comme ça… Pauvre mec qui tombera sur moi.»
Elle rit, se prépare à partir avec son fils au Viêt-nam pour les
vacances scolaires. Sa vie ressemble à des mots de Gainsbourg, qui
conseillait de «Fuir le bonheur de peur qu’il
ne se sauve».
Il les avait écrits pour une autre, mais ils
lui vont comme un gant, à elle, qu’il a sans doute sauvée.
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